Cie COPIER COLLER

La compagnie Copier Coller est une association de la loi 1901, à but non lucratif, elle a vu le jour à Angers le 21 Mai 2013. Elle possède une antenne à Bamako qui a été crée en 2011 avec le soutien de la Cie Gilles Jobin.

C’est une compagnie de danse et un centre de ressources MultiMedia et de création artistique qui mène des activités artistiques, culturelles, éducatives et sociales pour le développement et la valorisation de danse contemporaine en France et au Mali.

Des origines du projet à aujourd’hui

De tous ces échanges est progressivement née l’idée de créer le Copier Coller, un centre de danse et de ressources multimédia mis en place et géré par des danseurs bamakois pour la communauté de danse contemporaine locale. Ils ont voulu créer un espace de création artistique, de ressources multimédia à disposition des danseurs de Bamako et un petit cyber- café leur permettant de générer des emplois et des revenus financiers. Située dans le Quartier populaire de Sabalibougou (Bamako – Mali), l’Association Copier Coller, a donc ouvert ses portes en août 2010. Dès lors, l’association a investit divers lieux à Bamako et continue à mettre en place des activités en rapport avec la danse, le numérique et la formation. Elle travaille en priorité dans les quartiers de Sabalibougou et Baco Djicoroni.
Puis, l’association Copier Coller Angers a vu le jour en mai 2013. C’est une antenne du Copier Coller en France et cette structure travaille en priorité au développement des projets sur Bamako, tout en mettant en place des événements à Angers, et en faisant du lien entre la Fance et le Mali. Elle travaille en collaboration avec la ville d’Angers, jumelée depuis 40 ans avec Bamako.ssociation Copier-Coller s’inscrit dans un projet de développement durable : elle a pour objectif de soutenir et de développer les activités artistiques et culturelles entre Angers-Bamako. Espace de partage des ressources, des connaissances et des expériences, de création le copier coller a pour objectif de faciliter l’accès des compagnies de danse émergentes du Mali aux nouvelles technologies du spectacle et de la communication, encourager le partage des expériences, du materiels et la circulation des informations et créer une passerelle entre les artistes.

En septembre 2009, Gilles Jobin est invité par le centre de danse Donko Seko à Bamako au Mali pour donner un workshop avec les danseurs de sa compagnie. Enthousiasmé par l’engagement des

jeunes danseurs qui participent à cet atelier, il décide de s’engager sur une collaboration à long terme avec Donko Seko avec notamment un projet de création et des ateliers chorégraphiques.
Au printemps 2010, il invite à Genève deux jeunes danseurs, Tidiani N’Diaye et Adama Mariko, pour la création de la pièce Le Chaînon Manquant – The Missing Link qui est présentée au festival EXTRA-10 à Annecy et au festival BIG BANG à Genève. En juin, il retourne deux semaines au Mali pour donner un workshop dans la ville de Kayes et transmettre la pièce à une vingtaine de danseurs locaux dont Tidiani et Adama.

Pendant toutes ces périodes de travail, Gilles Jobin a beaucoup parlé des conditions de vie et de travail au Mali avec les danseurs et réfléchit à comment partager son expérience et ses propres ressources avec la communauté des danseurs bamakoise car le constat sur leur réalité quotidienne, la faible employabilité générée, les faibles voire inexistantes ressources et infrastructures disponibles… est terrible.
Depuis longtemps, il participe à combler le déséquilibre dans la mise à disposition des ressources pour les danseurs contemporains dans les pays du Sud à travers son projet sud sud (www.sud-sud.info). Cette réflexion et son désir d’action au Mali s’intègre donc naturellement au projet.
Pour Gilles Jobin, il est toujours beaucoup plus pertinent d’inventer un projet qui permette de générer des ressources, des activités artistiques et de l’emploi pour les danseurs sur place que d’aller sur place réaliser des projets ponctuels. A Bamako, la plupart des danseurs contemporains sont issus de la rue, n’ont quasi aucun revenu et ont d’énormes difficultés à vivre de leurs activités artistiques d’où l’intérêt de mettre en place un projet adapté aux besoins et aux intérêts de cette communauté.