Baara 2024

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Partant de l’observation des ouvriers, des agriculteurs et des éboueurs, Tidiani N’Diaye et Adonis Nebié tentent de s’approprier ces gestes répétés chaque jour avec précision et minutie. Sur la musique expérimentale de Clara De Asis, la performance de ces danseurs chorégraphes évoque la dureté du travail et l’aliénation qu’il provoque en même temps qu’elle explore l’ivresse de la répétition et le bonheur d’être ensemble.

Chaque jour, des ouvriers, agriculteurs, éboueurs, soudeurs… exécutent sans y penser des gestes automatiques. Baara signifie « travail » en bambara. Dans ce projet, Tidiani N’Diaye fait appel à Adonis Nebié, danseur et chorégraphe burkinabé, pour travailler sur ces gestes du travail manuel et physique. Comment le regard extérieur d’un danseur peut-il lire ces mouvements inconscients des travailleurs, et se les réapproprier avec son propre corps, sur scène ? Le travail éprouvant physiquement d’un manutentionnaire, le travail d’un bûcheron qui nécessite précision et puissance, le travail minutieux d’un soudeur. Sans amener de hache, de palette ou de fer à souder, la danse est là pour invoquer la pénibilité et la justesse des gestes de ces ouvriers, de leurs corps entièrement mobilisés qui se tendent et se relâchent régulièrement.

 

Le travail, au-delà d’un geste, c’est aussi un moment de vie où les gens discutent, échangent, prennent le thé ou le café. Le soir, les mineurs qui vivent ensemble dans des dortoirs font la fête. Ensemble, les travailleurs partagent toutes leurs joies, qui vont bien au-delà des difficultés de la vie.

 

Sous l’esclavage, dans ces moments de pause, les travailleurs inventent le blues pour se donner la force de continuer et pour parler en se taisant. En musique, ils peuvent dire aux patrons leurs souffrances et leurs revendications. Le projet fait ainsi le lien avec la musique blues du Mali.

 

C’est cette dualité du travail que Tidiani N’Diaye explore à travers Baara, la nécessité d’un travail parfois pénible mais duquel peut naître le bonheur.

 

La musique expérimentale de Clara De Asis, jouée en live, vient servir de décor à la pièce.

→ 11-14 juillet 2024, à 10h30 et 18h : 8 représentations dans le cadre du festival Vive le Sujet ! Tentatives (festival d’Avignon), dans le Jardin de la Vierge du lycée Saint-Joseph 

→ 18-19 décembre 2024 : représentations au TU-Nantes, scène jeune création et arts vivants

→ 10 avril 2025 : représentation à la Scène de Recherche – ENS Paris-Saclay 

 
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Tout public à partir de 8 ans

Durée : 30 minutes

 

Distribution :
Chorégraphie : Tidiani N’Diaye et Adonis Nebié
Regard extérieur : Andreya Ouamba
interprétation : Tidiani N’Diaye et Adonis Nebié
Création musicale et live : Clara de Asìs

 

Production : Copier Coller
Co-production : Festival d’Avignon ;  SACD ;  TU-Nantes, scène jeune création et arts vivants ; Scène de recherche de l’ENS Paris-Saclay ; Les Ateliers Médicis

Avec le soutien du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Mali, du Centre nationale de danse contemporaine d’Angers et du Fil Coopérative malienne d’artiste et du Cndc d’Angers

Baara a été créée dans le cadre des Vive le sujet ! Tentatives du festival d’Avignon 2024, une co-production SACD-Festival d’Avignon